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Décharges sauvages à Carrières : nous saisissons François De Rugy !

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A Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, l’ex-plaine maraîchère est au cœur de l’actualité.

A la veille du Wold CleanUp Day, j’appelle votre attention sur la prolifération des décharges sauvages en Île-de-France en général et à Carrières-sous-Poissy en particulier.

Les dépôts issus des décharges sauvages peuvent représenter jusqu’à un cinquième du volume de déchets collectés dans les circuits traditionnels chaque année en Île-de-France, soit 20 à 25 kilos par habitant et par an, avec des coûts de prise en charge élevés, allant de 7 à 13 euros, par habitant et par an.

Loin de se résorber, ce phénomène s’est amplifié.

La conséquence directe : une détérioration de l’environnement, du cadre de vie des riverains et de la santé des Franciliennes et des Franciliens vivant à proximité comme cela a été souligné par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) dans un rapport de septembre 2017.

L’ensemble du territoire francilien est concerné.

A Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, l’ex-plaine maraîchère est au cœur de l’actualité.  Autrefois espace de culture maraîchère synonyme de prospérité locale, c’est, depuis 2016, un « océan de déchets ».  L’agriculture y a été interdite à cause de la pollution aux métaux lourds engendrée par l’épandage des effluents de Paris durant un siècle.

Elle a été remplacée par un réseau francilien d’entreprises du secteur de la démolition qui y ont déposé, en toute illégalité, plusieurs milliers de mètres cubes d’ordures et de gravats parfois toxiques. Ce ne sont pas moins de 8 000 tonnes de déchets, dont certains contenant de l’amiante, qui sont répartis sur près de 40 hectares de surface à ciel ouvert et s’accumulent malgré la mobilisation des riverains et des associations environnementales.

Face à ce phénomène, certaines collectivités locales se sont mobilisées. Elles déploient des dispositifs spécifiques, cherchent à favoriser l’économie circulaire, mais sont confrontées aujourd’hui à une limite : celle de la prise en charge financière.

Le Conseil régional d’Île-de-France a adopté, en juillet 2016, avec le soutien des élus du groupe RCDEC, une délibération cadre pour lutter contre les dépôts sauvages et un fonds propreté de 1 million d’euros a été mis en place.

Dans le même temps, nous avons accueilli avec intérêt l’annonce le 22 mai 2018 de la mise en place par Brune Poirson, Secrétaire d’État, d’un groupe de travail visant à lutter contre les dépôts sauvages de déchets ainsi que la présentation par le Premier ministre le 23 avril 2018 de la feuille de route pour une économie 100% circulaire.

Le 15 septembre prochain, plusieurs opérations de dépollution dénommées « World CleanUp Day » sera conduites à Carrières-sous-Poissy par des associations locales. Cette multiplication des initiatives citoyennes est à saluer mais elle ne saurait se substituer à une politique publique volontariste.

C’est pourquoi, avec les élus du groupe Radical, Citoyen, Démocrate, Écologiste et Centriste (RCDEC) que je préside au Conseil régional d’Île-de-France, nous avons interpelé le Préfet d’Île-de-France pour réclamer la mise en œuvre d’un véritable plan régional de lutte contre les décharges sauvages et saisi les parlementaires et les ministres concernés pour demander notamment le développement du modèle de l’économie circulaire en Vallée de Seine.

À l’heure actuelle, les réponses apportées restent insatisfaisantes face à l’urgence de la situation.

Dans le cas de la plaine de Carrières-sous-Poissy, il existe de nombreux moyens d’actions pouvant améliorer la situation à court et moyen termes :

  • La mise en place de moyens de prévention des dépôts sauvages de type barrières, dispositifs de surveillance, etc.
  • L’organisation d’opérations de nettoyage notamment via des brigades ou en lien avec des initiatives citoyennes et associatives sur le territoire
  • La mise en œuvre de moyens de communication et/ou de sensibilisation auprès du grand public, des élus, des professionnels et de la maîtrise d’ouvrage
  • La réalisation et mise à jour d’un état des lieux des dépôts sauvages sur le territoire, en lien avec le suivi de l’objectif de réduction fixé
  • La mise en place d’une animation territoriale des acteurs et d’une gouvernance adaptée
  • Une réflexion sur l’offre de collecte des déchets des artisans sur le territoire, et sur les besoins complémentaires à développer
  • L’application de sanctions envers les auteurs de dépôts sauvages, en lien avec les pouvoirs de police des maires concernés.

La question des décharges sauvages en Île-de-France nécessite un plan d’action immédiat.

Restant à votre disposition pour vous rencontrer et organiser, si le principe vous agrée, une visite sur site, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Eddie AIT

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