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Roms et dépôts sauvages sur la plaine de Carrières-sous-Poissy : cessons les amalgames !

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Plus de 7.000 tonnes de déchets polluent la plaine de Carrières-sous-Poissy.

Plusieurs dizaines de personnes ont participé le 26 avril 2018 à la première « Conférence sur la plaine » organisée à Triel par le Collectif Déchargeons la Plaine. Si nous nous félicitons de la bonne tenue des débats – et nous saluons les organisateurs – nous regrettons la façon dont la question de la population Rom présente sur la plaine a été abordée par certains intervenants lors de la conférence et par des élus (ailleurs aussi et en public) pour justifier leur inaction depuis leur élection.

Faire croire que l’expulsion de la population Rom survenue en août 2017 était un préalable à toute intervention publique (mise en sécurité, enlèvements des déchets, valorisation…) sur la plaine est l’expression d’un manque de maîtrise du dossier au mieux ou d’une malhonnête intellectuelle certaine au pire. 

On se moque du monde. 

La recherche du bouc émissaire n’est plus de notre temps ou elle en rappelle un autre !

Pour preuve, les dépôts sauvages se poursuivent sans que les pouvoirs publics n’aient pris des mesures opérationnelles d’urgence de sécurisation de la plaine.

Par ailleurs, les premières investigations l’attestent formellement : un réseau francilien d’entreprises du secteur de la démolition dépose illégalement sur la plaine plusieurs milliers de mètres cubes d’ordures et gravats parfois toxiques.

Faut-il rappeler également que l’expulsion et le relogement de la population Rom présente sur la plaine (45 personnes) se sont faits suite à de nombreux incendies et à un terrible drame : le décès accidentel d’une petite fille de 5 ans ? L’Etat, seul compétent dans ce dossier, s’est alors décidé à agir. Il avait pourtant refusé de le faire en 2010 alors qu’un projet d’insertion avait été initié et que la première phase du projet « Cœur vert » était engagée.

Faut-rappeler également tout ce qui a été entrepris depuis 10 ans sur la plaine en lien avec les propriétaires terriens, les riverains et les pouvoir publics ?

Alors, aujourd’hui, face à une telle urgence environnementale, nous devons collectivement définir un avenir pour la plaine, autrefois vaste espace de culture source de prospérité locale, et lui donner un usage durable (naturel, économique, paysager…).

La Ville de Carrières-sous-Poissy et la Communauté urbaine devront l’intégrer dans leur projet spatial d’aménagement au même titre que les espaces urbanisés.

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